P√©rou ūüáĶūüá™

20.06.2018 - 11.07.2018

Les √ģles flottantes d'Uros

Alors que nous √©tions sur Instagram √† regarder des publications de voyageurs, nous sommes tomb√©s sur une Story de joh_et_max_autour_du_monde¬†qui nous a de suite s√©duits ! Le couple √©tait alors sur une des √ģles flottantes d'Uros. Si¬†le lieu¬†n'√©tait pas du tout √† notre programme, c'est¬†√† la suite de cette publication que nous les avons contact√©s et qu'ils ont pu arranger notre arriv√©e le lendemain. Encore un grand merci √† vous Joh et Max !¬†

Apr√®s avoir quitt√© Copacabana en fin d‚Äôapr√®s-midi, nous arrivons au terminal de bus de Puno et attendons notre rendez-vous avec Victor,¬†devant venir nous chercher. Il est 20:00 pr√©cises¬†et, d‚Äôune ponctualit√© plus que suisse, Victor, notre chauffeur, entre dans le hall o√Ļ nous le retrouvons.
 
Nous montons dans sa voiture et parlons des derniers r√©sultats de la coupe du monde. Victor est tr√®s sympa et son rire est plut√īt contagieux !¬†Il¬†nous am√®ne donc au bord du lac Titicaca o√Ļ C√©sar, le propri√©taire de l‚Äô√ģle sur laquelle nous allons (seule sa famille habite¬†l'√ģle), doit venir nous chercher en bateau.
 
Quelques minutes plus tard, nous le voyons arriver. Il d√©pose Johana et Max avec qui nous √©changeons quelques mots, avant d'embarquer √† leur place. Il fait nuit noire et C√©sar manŇďuvre son bateau √† moteur entre les longues tiges de Totora (longue plante aquatique qui sert √† la construction des √ģles et des maisons). On ne sait pas trop comment il fait dans toute cette obscurit√©, mais lui, le trajet, il le conna√ģt plus que par coeur.¬†
Lorsque nous arrivons sur son √ģle, C√©sar nous montre notre chambre. Elle¬†a √©norm√©ment de charme, et est d√©cor√©e avec go√Ľt. Nous avons m√™me acc√®s √† une petite salle de bain avec lavabo¬†et toilettes s√®ches. Par contre, la douche ne sera pas pour ici, mais √ßa, on le savait d√©j√†, et c'est pas bien grave... d'ailleurs, en termes de jours sans douche, on a fait bien pire en Nouvelle-Z√©lande dans notre van ! ¬†
A 6h00, nous nous r√©veillons soudainement, et constatons que le¬†soleil est sur le point de se lever. On court se pr√©parer pour le voir se lever sur le Titicaca... c'√©tait vraiment magnifique ! Un peu plus tard, C√©sar nous sert le petit-d√©jeuner, puis, nous propose ensuite de nous pr√™ter son cano√ę pour y faire un petit tour o√Ļ bon nous semble. Nous partons donc tous les deux, √† la d√©couverte des alentours des √ģles Uros. C'est un endroit tellement paisible, et profitons m√™me de nous arr√™ter quelques instants pour √©couter la nature (et aussi¬†pour reposer nos bras, accessoirement !).
Une fois rentr√©s, nous √©changeons avec la femme de C√©sar qui nous montre les broderies typiques de la r√©gion (comme celle dans la chambre au-dessus du lit) en nous expliquant ce que chaque personnage repr√©sente dans ses actions. On a l√†, sur une toile, la repr√©sentation de la vie, des traditions et des croyances des habitants¬†des √ģles Uros. Puis, elle nous propose de nous habiller en habits traditionnels. Fou-rire garanti ! Entre la jupe verte fluo de Lina, son gilet orang√© et ses tresses o√Ļ pendaient des pompons roses, et Fred qui portait le chemisier traditionnel avec le bonnet p√©ruvien bien color√©, nous √©tions bien assortis ! Un moment bien sympa !
C'est d'ailleurs v√™tus de cette fa√ßon que nous sommes all√©s faire un tour en bateau avec C√©sar aupr√®s des diff√©rentes √ģles pour qu'il nous parle du mode de vie, et de sa culture Aymara. Le visage de C√©sar a une forte ressemble √† celui de Jean Dujardin, au milieu de ces √ģles, on se croit alors en plein tournage d'OSS 117 - Uros ne r√©pond plus ! C'est un r√©el village sur Totora, entre les maisons, l‚Äô√©cole primaire (la secondaire est √† Puno), l'h√īpital (c'est pas les HUG non plus, on s'entend, hein ?! ), et l'√©glise, toute la communaut√© a de quoi vivre presque normalement, hormis que leur maison est flottante et qu'il faut l'entretenir tr√®s r√©guli√®rement. C'est justement de cela que C√©sar nous a parl√© lorsque nous nous sommes arr√™t√©s sur une des √ģles o√Ļ vivaient sept¬†familles. Il nous a expliqu√© √©tape par √©tape, √† l'aide d'une √ģle miniature, comment ces √ģles se construisaient, et comment elles √©taient entretenues. En plus d'√™tre un bon h√īte, C√©sar est tr√®s p√©dagogue !¬†
Pour vous expliquer bri√®vement, des blocs de terre contentant les racines des plantes sont coup√©s puis arrach√©s sous l'eau. Ces blocs sont alors attach√©s par des cordes. Lorsque les racines repoussent, elles inter-connectent les blocs de terre, les rendant extr√™mement solides de mani√®re naturelle. Il faut ensuite entretenir¬†l'√ģle en y entassant √† nouveau des tiges de Totora : toutes les 2-3 semaines en p√©riode s√®che et toutes les semaines en cas de pluie. Le probl√®me, est que la pluie se fait de plus en plus rare dans la r√©gion √† cause¬†du r√©chauffement climatique, et que par cons√©quent, la Totora est¬†moins sujette √† pousser. Ce qui force¬†chaque famille √†¬†devoir se rendre toujours plus loin pour les r√©colter et emp√™che par la m√™me occasion la¬†construction¬†de nouvelles √ģles.
Sur cette √ģle, nous avons pu voir d'un peu plus pr√®s le quotidien de ces familles Aymara. Nous avons pu jouer avec ces enfants aux sourires radieux malgr√© le peu de choses auxquelles ils ont acc√®s. C'√©tait assez effrayant pour nous de les voir courir au bord de l'√ģle, o√Ļ il n'y a √©videmment aucune protection. Il y a d'ailleurs eu de nombreux accidents fatals d'enfants qui seraient tomb√©s et se seraient noy√©s. C'est pour cela que dor√©navant, la natation est enseign√©e √†¬†l'√©cole primaire des √ģles Uros. Une bonne nouvelle, qui nous l'esp√©rons, √©vitera d'autres drames de ce genre.

En fin de journ√©e, C√©sar nous emm√®ne au large pour assister au coucher du soleil. Il en profite pour faire le plein de¬†Totora afin d'entretenir son √ģle. Il nous fera m√™me go√Ľter un bout de cette plante qui, pour eux, est comestible. Il nous recommande d'en croquer juste un petit bout pour ne pas tomber malade vu que nous n'avons pas l'habitude.¬†A vrai dire, √ßa¬†n'a pas trop de go√Ľt, √ßa se rapproche un peu des graines de courge. Voil√†, on aura go√Ľt√© quelque chose provenant du fin fond du lac Titicaca ! Les couleurs sont belles, on est en pleine¬†Golden Hour. Une fois le soleil couch√©, nous retournons sur l'√ģle afin de reprendre nos affaires et partir pour nous rendre √† Puno.

C√©sar nous ram√®ne alors au point d'embarquement o√Ļ Victor, son chauffeur au rire contagieux, nous attend. Nous passerons alors une nuit et la journ√©e du lendemain √† Puno avant de quitter cette ville sans grand int√©r√™t.

 

Nous nous rendons alors à la gare routière afin de prendre notre bus de nuit pour Arequipa dans lequel se trouvent nos amis hollandais Maria et Chris. Départ à 22:00 et arrivée à Arequipa à 4:00 

 

Conseils : 

Pour voyager en bus au Pérou, mieux vaut choisir une compagnie fiable et pour touristes ! Celles que nous conseillons sont Bolivia Hop & Peru Hop ainsi que Cruz del Sur.

Arequipa, la cité blanche

Nous arrivons aux abords de la ville avant que les premi√®res lueurs ne se l√®vent. Notre bus s'arr√™te alors¬†durant 45 minutes. On pr√©f√©rerait √™tre d√©pos√©s √† notre h√ītel plut√īt que de perdre du temps inutilement. Une seule personne dort dans le bus, il se trouve juste derri√®re nous (√©videmment), et il¬†ronfle bien ! On se met alors √† siffler tel Louis de Fun√®s √† c√īt√© de l'officier allemand dans la mythique sc√®ne de La grande vadrouille. Malheureusement, √ßa n'aura pas fonctionn√© !

Nous arrivons alors √† notre h√ītel sur le coup des 5 heures. Notre chambre est libre mais pas encore pr√™te. Tant pis, nous posons nos affaires et nous nous √©crasons sur le lit encore tout habill√©s pour dormir quelques petites heures.

 

On est tout de suite charm√©s cette ville au pied du volcan Misti, par les gens, par la beaut√© des b√Ętiments. On se rendra d'ailleurs au couvent Santa Catalina, le plus grand couvent du monde, non pas pour une¬†retraite religieuse¬†aux c√īt√©s des soeurs carm√©lites, mais pour admirer les murs color√©s de tons oranges¬†et bleus, ces derniers¬†faisant¬†immanquablement penser aux magnifiques ruelles de la ville de Chefchaouen au Maroc.¬†

 

Infos pratiques : 

Entrée au couvent Santa Catalina : 40 soles par personne

Cusco, capitale de l'empire Inca

Cusco est la ville la plus touristique du Pérou et ça se sent ! Sur la place centrale Plaza de Armas, tous les rabatteurs et les rabatteuses sont là pour vous sauter dessus et vous proposer des excursions et des massages. Mais cet aspect quelque peu négatif n'enlève rien au charme de la ville. 

 

Cette ville est construite en pleine vallée, ce qui signifie que certains quartiers, comme le quartier romantique de  San Blas au style colonial est en plein sur les hauteurs de Cusco. Pas évident de faire grimpette à 3500 m d'altitude, mais c'est tellement mignon. De plus, la vue panoramique sur la ville et ses toits en tuile ne peut que nous séduire. 

 

Ce 30 juin 2018 était jour de célébration à Cusco, une fête catholique au nom de San Pablo y San Pedro. Des hommes et des femmes en habits traditionnels arpentaient les rues de la ville dans une chorégraphie bien huilée sur les sons et les percussions de la fanfare à l'arrière du cortège. Une belle surprise pour nous qui nous baladions un peu à l'aveugle dans les rues de Cusco. 

 

Nous irons √©galement faire un tour au¬†Mercado San Pedro,¬†le plus grand march√© de la ville, un endroit tr√®s populaire o√Ļ l'on peut manger pour 5 soles seulement (1.50 CHF) !¬†

 

Nous irons aussi nous promener autour de Cusco o√Ļ plusieurs ruines incas et la statue du Christ surplombant la ville sur sa colline valent la peine d'√™tre visit√©s.¬†

Sur la route du Machu Picchu

D√©part en mini-van de quinze personnes √† 7:30 depuis Cusco. Nous sommes cens√©s arriver sur le coup des 14:30 au village de¬†Hidroelectrica. Seulement voil√†, apr√®s deux heures de trajet, la route est soudainement barr√©e, obligeant le chauffeur √† emprunter une route secondaire et caillouteuse qu'il ne conna√ģt pas du tout. Il est¬†perdu et sort du v√©hicule¬†pour aller demander son chemin √† des paysans. Il continue, puis nous nous retrouvons au bout d'un chemin ne menant nulle part. C'est l√† que nous sortons alors notre application GPS¬†maps.me qui nous aura vraiment sauv√© la mise. On aura bien rigol√© en se disant que c'√©tait le comble que deux suisses guident un chauffeur p√©ruvien au fin fond de la campagne o√Ļ nous n'avions jamais mis les pieds. Merci la technologie ! Une heure plus tard, apr√®s toutes ces bosses, on est bien contents de retrouver une piste asphalt√©e.¬†

La route est belle, quelques sommets enneigés se distinguent dans un pur ciel bleu sans nuages. Nous montons à plus de 4'000 mètres, puis, c'est une série de virages en épingle pour redescendre d'altitude. 

 

A partir de Santa Maria, c'est un tron√ßon de 15 km sur une route √©troite et caillouteuse √†¬†flanc de falaise jusqu'√† Santa Teresa. Ne demandez¬†pas o√Ļ sont les glissi√®res¬†de s√©curit√©, y en a pas¬†! Heureusement, en d√©but d'apr√®s-midi le trafic des v√©hicules pour touristes se fait dans ce sens (et dans l'autre plus tard dans l'apr√®s-midi) ce qui limite les croisements de v√©hicules. Cela ne nous aura pas emp√™ch√© de croiser quelques voitures et m√™me des camions. M√™me si nous avions expr√®s choisi un mini-van pour sa largeur moins grande qu'un bus, on avoue que parfois, c'√©tait chaud au niveau de la d√©limitation ravin-route ! On avait lu des r√©cits et entendu des retours de certains ayant pris le bus, c'est s√Ľr, ils ne le referont pas deux fois de la m√™me mani√®re tellement ils ont flipp√© ! C'est assez incroyable de se dire qu'avec tout l'argent que g√©n√®re le Machu Picchu, le gouvernement p√©ruvien n'est m√™me pas capable de s√©curiser ce tron√ßon emprunt√© par de nombreux v√©hicules tous les jours.¬†

 

Nous arrivons donc entiers à Hidroelectrica ! il est environ 15:00. Depuis là, il nous faut marcher environ deux heures le long des voies ferrées afin de rallier Aguas Calientes, le village au pied du Machu Picchu construit entièrement pour accueillir les touristes. A notre arrivée, nous achetons tout de suite nos billets de bus pour monter sur le site le lendemain matin. Une vingtaine de bus montent et descendent toute la journée.

 

Infos pratiques et conseils :

Pour tout savoir sur comment se rendre au Machu Picchu, allez voir notre rubrique spéciale au bas de cette page.

Le Machu Picchu, merveille du monde antique

Le 2 juillet 2018, nous nous r√©veillons suffisamment t√īt pour pouvoir aller faire la queue √† 3h30 afin de¬†prendre un des premiers bus montant au Machu Picchu √† partir de 5h30, celui-ci, ouvrant ses portes √† 6h00. En arrivant, la queue a d√©j√† bien commenc√©, mais nous nous rendrons compte apr√®s une demie-heure que la queue √©tait longue d'au moins 400 m√®tres et que nous faisions partie des 100¬†premi√®res personnes.¬†

 

Lorsque nous arrivons sur ce site historique, nous gravissons quelques marches et tout à coup, il est là, se dressant devant nous. Lina en rêvait spécialement depuis de nombreuses années et quelles émotions ressenties en le découvrant ! Il est grand, majestueux, encore plus beau que ce qu'elle imaginait. Et quel moment magique lorsque les premiers rayons ont commencé à illuminer et à se poser avec délicatesse sur ces ruines. Un moment unique au monde et inoubliable !

 

Lors de notre r√©servation du¬†billet du Machu Picchu, nous avions pris l'acc√®s √†¬†la "Monta√Īa Machu Picchu", cette montagne perch√©e √† 3000 m√®tres d'altitude, faisant¬†face √† cette vue embl√©matique. Mais Fred n'√©tant pas tr√®s en forme ce jour-l√†, Lina s'y est attaqu√©e toute seule. C'√©tait alors une longue et dure mont√©e d'1h45 sous un soleil de plomb √† gravir les hautes et irr√©guli√®res marches incas, la roche d'un c√īt√©, le ravin de l'autre. Mais quelle r√©compense une fois au sommet, avec cette vue quasi a√©rienne sur le Machu Picchu o√Ļ quelques condors volaient.

 

Une fois redescendue, nous nous sommes¬†all√©s visiter les ruines o√Ļ quelques lamas nous narguaient, profitant de ce site tous les jours, alors que certains r√™vent de le voir ne serait-ce qu'une fois dans leur vie. Mais il faut avouer qu'ils √©taient beaux et se fondaient si naturellement bien dans ce d√©cor.

 

Selon la plupart des archéologues, l'empereur inca Pachacutec serait tombé sur le site au XVe siècle. La topographie du lieu le rendait facile à défendre, et, séduit par l'endroit, il aurait décidé d'y édifier une ville-citadelle. Le sanctuaire du Machu Picchu est le plus important patrimoine matériel laissé par la civilisation inca. Il demeure encore aujourd'hui, l'une des plus impressionnantes réalisations architecturales du monde. A l'époque des conquistadors espagnols, le Machu Picchu servait alors de refuge aux derniers incas. Les espagnols, plus intéressés par l'or, n'ont laissé que peu d'importance au site archéologique qui est tombé dans l'oubli durant trois siècles. Il a été redécouvert par hasard par un explorateur américain en 1911. Aujourd'hui, on ignore toujours comment les incas, qui ne connaissaient ni la roue, ni les animaux de trait, ont pu transporter ces blocs de pierre. On ne sait pas non plus comment ils ont pu les tailler et les polir avec autant de précision afin qu'ils puissent tenir sans aucun mortier. Ces incas recèlent encore de nombreux mystères ! 

La vallée sacrée de l'Inca

Au retour du Machu Picchu, nous nous arr√™tons dans la petite ville d'Ollantaytambo. Malgr√© sa petite taille, cette ville est n√©anmoins riche en histoire puisqu'il s'agit d'une ancienne forteresse inca portant le nom d'un guerrier. Ollantaytambo fut d'ailleurs le si√®ge de combats¬†acharn√©s entre Incas et Espagnols.¬†Sur ses hauteurs, l'on peut admirer certaines ruines, vestiges de l'architecture inca avec ses b√Ętiments.

 

Au sein de la vall√©e sacr√©e se trouvent les¬†Salineras de Maras. Des bassins accroch√©s √† flanc de montagne d'o√Ļ du¬†sel prend sa source. Autrefois, avant l'industrialisation, les bassins approvisionnaient en sel non seulement la r√©gion de Cusco mais √©galement le P√©rou tout entier.¬†Chaque saline appartient √† une famille paysanne faisant partie d'une coop√©rative. Ces familles cultivent et extraient le sel pour le revendre leur permettant¬†d'obtenir un petit revenu issu de cette activit√©. Entre les bassins r√©fl√©chissant la chaleur du soleil¬†et les poids des sacs remplis de sel, c'est un travail p√©nible auquel ces familles sont confront√©es.¬†

 

Nous avons marché une bonne demie heure depuis le minuscule village de Media Luna, ce qui nous a permis d'avoir un autre point de vue des Salineras que les touristes passant par les agences de tourisme, et surtout, d'avoir le temps que nous voulions pour visiter tranquillement.

 

Le soir, nous √©tions invit√©s √† d√ģner avec les propri√©taires de l'hostel √† l'occasion de l'anniversaire du p√®re de la famille. Apr√®s avoir bu quelques verres de jus de ma√Įs ferment√© dans le jardin, nous passons √† table pour le plat de r√©sistance ! Un canard au four avec pommes de terre et¬†Tallarines¬†(les p√Ętes p√©ruviennes ressemblant √† des spaghettis). Une famille d'une grande hospitalit√© dont nous nous souviendrons ! ¬†

 

Infos pratiques et conseils :

Nous avons pris un taxi depuis Ollantaytambo pour 15 soles et sommes revenus en bus depuis Media Luna pour 2 soles. 

L'entr√©e co√Ľte 10 soles par personne, un petit bureau se trouve au pied de la montagne.

Conseil : Y aller le matin avant l'afflux de touristes vers 11:00 !

O√Ļ dormir √† Ollantaytambo : Hostal Inka Khawarina¬†

La montagne aux sept couleurs et la vallée rouge

Réveil plus que matinal à 3:30 afin d'attendre notre navette sur le coup des 4:00 avant d'attaquer trois heures de route. Nous nous arrêtons dans un petit village perdu au milieu de nulle part, chez une famille pour prendre le petit-déjeuner avant un dernier bout de route nous menant au pied du circuit pédestre, à 4'500 mètres. 

 

Il y a des chevaux pour aider ceux qui ont de la peine avec l'altitude, mais nous, l'altitude on commence √† la conna√ģtre, et surtout, on veut la m√©riter cette montagne √† plus de 5'000 m√®tres ! Avec 500 m√®tres de d√©nivel√© √† cette altitude, mieux vaut avoir un bon souffle ! On a vu¬†une personne¬†par terre, portant un masque √† oxyg√®ne, d'autres ne se sentaient pas bien. Beaucoup de personnes ne s'informent pas assez au pr√©alable et ne se rendent pas compte ce qu'implique aller √† une telle altitude, ils¬†s'y rendent sans aucune pr√©paration et finissent mal.¬†

 

Après une marche de 5 km, la montagne aux sept couleurs se dresse enfin en face de nous ! Au point culminant de l'ascension, nous nous trouvons exactement à 5'040 mètres ! Et on n'est pas peu fiers d'avoir passé les 5'000 à la force de nos pattes et de notre souffle ! 

 

La montagne aux sept couleurs, autrement appelée la Rainbow Mountain n'est populaire que depuis deux ans et demi ! 

Mais pourquoi toutes ces couleurs ? Cet aspect multicolore est d√Ľ √† divers s√©diments accumul√©s depuis des millions d'ann√©es. Un¬†m√©lange d'oxyde de fer pour le rouge, de sulfate de cuivre pour le vert¬†et de¬†soufre pour le jaune. Les quatre autres couleurs sont des m√©langes issus de ces trois couleurs principales.

 

Alors que la plupart des tours redescendent par le même chemin, nous empruntons le versant opposé. Nous arrivons alors sur la vallée rouge, plus communément appelée la Red Valley. Elle est encore plus impressionnante que la Rainbow Mountain ! De là, nous attend une marche d'environ 3 heures à travers des paysages absolument somptueux. Cette roche rouge, cette neige tombée il y a quelques semaines...quel contraste ! On a le souffle coupé ! (Par le paysage hein... pas par l'altitude !). Ensuite, tout devient plus vert, les alpagas et les lamas sont là à brouter tranquillement au milieu de ces vastes étendues. On est en pleine nature, on respire enfin de l'air pur ! Et ça fait un bien fou !

 

Nous rejoignons ensuite le reste du groupe n'ayant pas fait la Red Valley pour le déjeuner, chez cette même famille. Autant pour le petit-déjeuner que pour le déjeuner, cette famille s'est vraiment donnée de la peine pour nous servir de délicieux repas. Cela fait plaisir de savoir que des familles vivant dans des coins des plus reculés puissent tout de même bénéficier du tourisme afin d'obtenir quelques revenus. 

 

Nous remontons ensuite dans notre mini-van, repus et morts de fatigue, avant d'être déposés non loin de notre logement vers 19:00. Une longue journée qui nous fera tomber dans notre lit dès notre arrivée. 

 

Infos pratiques et conseils : 

 

- L'agence que nous avons choisi est Peru Majestic Travel, en effet, elle est l'une des seules agences à proposer la Red Valley en plus de la Rainbow Mountain. Conclusion : vous serrez littéralement seuls lors de votre promenade à la Red Valley et c'est juste magnifique ! Nous avons eu le tout pour 105 soles par personne (en négociant !)

 

- Avant une premi√®re √† 5'000m, nous avons pris du Diamox 48h, 24h et le matin m√™me avant de partir. Le Diamox est un m√©dicament pour pr√©venir les m√©faits de l'altitude comme les maux de t√™te et les naus√©es, il permet √©galement une meilleure oxyg√©nation du sang m√™me si le meilleur moyen pour √ßa reste de boire beaucoup d'eau et m√Ęcher quelques feuilles de coca !



CooperarPer√ļ

Nous nous sommes rendus dans la p√©riph√©rie de Cusco pour aller visiter l‚ÄôONG CooperarPer√ļ o√Ļ nous avons √©t√© accueillis par Eduardo, l'un des fondateurs. Cette ONG a √©t√© cr√©√©e dans le but d‚Äôoffrir un centre d‚Äôaccueil gratuit et illimit√© pour les enfants apr√®s leur journ√©e d‚Äô√©cole fonctionnant¬†gr√Ęce au grand nombre de volontaires venant de diff√©rentes parties du monde.

 

Nous avons trouv√© que les actions de l‚ÄôONG CooperarPer√ļ sont relativement compl√®tes, touchant √† diverses th√©matiques tr√®s importantes dans cette zone affect√©e par la pauvret√©. Elle lutte, en effet, non seulement contre l'√©chec scolaire gr√Ęce aux volontaires qui assistent les enfants pendant leurs devoirs, mais transmettent √©galement quotidiennement¬†des connaissances et habitudes de base sur l'hygi√®ne et l'alimentation. Par exemple, cela se fait gr√Ęce au brossage de dents d√®s l'arriv√©e des enfants, √† la distribution de go√Ľters sains ou encore,¬†gr√Ęce aux¬†discussions organis√©es en groupe. De plus, une sensibilisation est faite aupr√®s des parents sur ces sujets renfor√ßant leurs activit√©s pour qu‚Äôils prennent, eux aussi, de bonnes habitudes sur le long terme afin d'am√©liorer la sant√© leurs enfants et la leur.¬†

 

Si vous avez des questions sur cette ONG, nous nous ferons un plaisir d'y répondre. Autrement, vous pouvez vous rendre sur leur site pour en savoir plus ou même les soutenir : www.cooperarperu.org



Le Machu Picchu ? Tout une énigme !

Comment y aller ?

 

Il faut du temps pour comprendre comment se rendre au Machu Picchu et quel type de billet prendre. Bus, mini-van, train, il y a plusieurs moyens de transports à disposition. Nous avons acheté les billets sur le site officiel machupicchu.gob.pe et avons opté pour le mini-van à 60 Soles l'aller-retour (18 CHF). 

 

Tout d'abord, il faut se rendre à Aguas Calientes :  

- Soit directement par le train (500 Soles / 150 CHF aller-retour depuis Cusco).

- Soit en mini-van jusqu'à Hidroelectrica (60 Soles / 18 CHF aller-retour depuis Cusco), puis marcher 2 heures le long des rails.

 

Une fois arrivé à Aguas Calientes, vous devez acheter votre billet de bus si vous n'optez pas pour la montée à pied. 

Le billet co√Ľte 12 USD l'aller simple / 24 USD l'aller-retour. Il faut pr√©voir son passeport √† l'achat et lors de la mont√©e dans le bus car ceux-ci sont contr√īl√©s.

 

Quel billet choisir ?

 

Sur le site du gouvernement, vous verrez plusieurs options : 

 

- 1er Turno : c'est le tour du matin, soit de 6h00 à 12h00*

- 2do Turno : le tour de l'après-midi, de 12h00 à 18:00

- Machu Picchu + Monta√Īa : donne acc√®s √† l'ascension de la Monta√Īa (attention aux heures d'acc√®s de 7h00 √† 8h00 ou de 9h00 √† 10h00 donc forc√©ment durant le 1er Turno)

- Machu Picchu + Wayna Picchu : donne accès à l'ascension du Wayna Picchu (attention aux heures d'accès, de 7h00 à 8h00 ou de 10h00 à 11h00 donc forcément durant le 1er Turno)

 

Le Machu Picchu concerne le site¬†des ruines et les spots pour faire les¬†photos embl√©matiques. Si vous souhaitez une visite sportive, prenez le pass Machu Picchu + Monta√Īa ou + Wayna Picchu. La vue sur les ruines est toutefois plus belle depuis la Monta√Īa.

 

* Nous avions pris le pass Machu Picchu + Monta√Īa de 9h00 √† 10h00. Il n'est possible de sortir qu'une seule fois du site pour aller aux toilettes. Soyez donc malins ! Prenez le pass du matin, sortez faire pipi √† 11h00 - 11h30 et rentrez √† nouveau sur le site avant midi ! Cela¬†vous permettra de continuer votre visite du site durant l'apr√®s-midi, incognito !

 

A l'arrivée, il est important d'avoir pu imprimer la confirmation d'achat du billet ou si vous avez acheté votre billet sur le même site officiel que nous, vous pouvez donner votre passeport pour qu'il imprime vos billets. Sachez que le passeport est  indispensable pour accéder au Machu Picchu.

  

Veillez à vérifier la disponibilité des billets puisque dorénavant le nombre de personnes est limité afin de protéger le site qui s'affaisse petit à petit. Et pour finir, ne sautez pas pour faire une photo cool, vous risqueriez de vous faire sortir immédiatement en vous faisant bannir du site à vie ! 

 

Un super site qui explique tout !

 

On vous partage ce site qui nous a bien aidé durant notre quête d'informations sur le Machu Picchu ! https://www.unsacsurledos.com/comment-visiter-machu-picchu/